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Après l’incident de Doel 1, voici Tihange 2 : il faut en finir !

Le réacteur de Doel 1 a été arrêté jeudi 7 avril à 2.36 à cause de deux problèmes dans la zone nucléaire. Ce dimanche 10 avril, c’est Tihange 2 qui a effectué un stop d’urgence automatique suite à une cause inconnue. Si cela prouve une fois de plus l’efficacité de certaines mesures de sécurité en cas de défaillance, il faudrait surtout éliminer les causes de ces défaillances, ce qui semble impossible au du nombre d’incidents depuis le redémarrage de ce réacteur nucléaire. N’oublions pas que chaque arrêt d’urgence expose la cuve fissurée de ce réacteur à un choc thermique qui pourrait éventuellement ébrécher la cuve déjà affaiblie par des milliers de fissures. Ce serait le début d’une catastrophe nucléaire d’une nouvelle ampleur. Aussi bien les constructeurs de Tchernobyl que ceux de Fukushima avaient eu le bon sens de construire leur réacteurs  loin des villes. Une catastrophe à Tihange affecterait profondément et irrémédiablement la vie,  la santé et la propriété de plus de 5 millions de personnes dans une zone de 75 km autour du réacteur. Déployer des militaires et des policiers autour de la centrale n’est d’aucune efficacité face à cette menace.

Face à cela, il n’y a qu’une solution : arrêter les réacteurs atteint de la limite d’âge de 40 ans, prévue dans la loi « Deleuze » de 2003. Et refermer définitivement et immédiatement les réacteurs fissurés, Tihange 2 et Doel 3. C’est ce que revendiquera avec force la manifestation qui aura lieu à Liège dimanche 17 avril à 14 h à la Gare des Guillemins.


Rectificatif de notre communiqué de 14.09 h : Le message sur le site « transparency engie » indiquait bien « unplanned unavailability » à partir de 10.30 h, arrêt survenu selon ce message à 8.35h, presque deux heures avant l’annonce.
Après l’envoi du communiqué de Nucléaire Stop, le message a été modifié en « Operational Maintenance », à 14.10 h exactement une minute après notre envoi. Nous tendons à croire le deuxième message d’Engie : nous étions sur place avec un journaliste allemand à 15 h et avons constaté que la tour de refroidissement de Tihange 2 fonctionnait.
Nous sommes maintenant doublement inquiet : d’abord parce qu’un réacteur dans l’état de Tihange 2 ne devrait pas être exploité et que chaque arrêt d’urgence comporte un risque sérieux. Ensuite parce que Engie ne semble perdre le contrôle soit du réacteur soit de sa communication sur le site « transparency engie » causant des inquiétudes dans le voisinage, comme nous avons pu le constater sur place.
Avec nos excuses pour notre communication défaillante.

Léo Tubbax
Porte-parole

Nucléaire Stop Kernenergie
0493/57.37.40