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Stop-Tihange.org est une plateforme informelle d’associations antinucléaires allemandes, belges et néerlandaises qui mène des actions collectives en vue d’obtenir la fermeture de la centrale atomique de Tihange et, en particulier, la fermeture immédiate des deux réacteurs les plus vétustes T1 et T2 (Tihange 1 et 2), d’autant plus menaçants pour notre avenir qu’ils ont très largement dépassés la limite d’âge de 30 ans(1) et que, de plus, le réacteur T2 présente des milliers de fissures dans sa cuve(2).

En fédération Wallonie-Bruxelles, les deux associations belges constitutives de la plateforme sont Fin du nucléaire (asbl) et le RAN (Renouveau antinucléaire, une association de fait). Ces deux associations travaillent la main dans la main, que ce soit sur les projets internationaux de la plateforme Stop-Tihange.org ou sur des projets propres. D’autres associations de la fédération Wallonie-Bruxelles aux objets divers soutiennent la plateforme (voir la page association). Voir les pages équivalentes en allemand et en néerlandais de ce site pour les associations impliquées dans les autres régions.

En 2017, l’action phare de la plateforme a été la chaîne humaine du 25 juin qui a rassemblé 50.000 personnes entre Tihange et Aachen en passant par Liège et Maastricht (plus d’info).

Pusieurs actions sont prévues en 2018, elles seront (sont) annoncées sur l’agenda du site de Fin du nucléaire.

Site web et pages Facebook de Fin du nucléaire et du RAN :

www.findunucleaire.be

www.facebook.com/groups/FinDuNucleaire/

www.facebook.com/ReveilAntiNucleaireRAN/

Pages web de Fin du nucléaire en néerlandais et en allemand :

www.eindekernenergie.be

www.endederatomkraft.be

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(1) Les sept réacteurs atomiques belges sont répartis entre les deux centrales de Tihange et de Doel. Leurs puissances, en mégawatt électrique et arrondie, et années de mise en service :

– D1 (  400 MWe – 1975),
– T1 (1.000 MWe – 1975),
– D2 (  400 MWe – 1975),
– D3 (1.000 MWe – 1982),
– T2 (1.000 MWe – 1983),
– D4 (1.000 MWe – 1985),
– T3 (1.000 MWe – 1985).

Une loi votée en 2003 a permis de prolonger la durée de vie des 7 réacteurs belges de 10 ans, la faisant passer d’un coup de baguette magique de 30 à 40 ans (gouvernement Verhofstadt). Suivant cette loi, le réacteur Tihange 1 aurait dû être arrêté en 2015 après 40 ans d’utilisation, mais, en 2012, par un nouveau coup de baguette magique, le gouvernement Di Rupo reportait sa fermeture en 2025. Finalement, le gouvernement Michel a fait de même en 2015 pour les réacteurs Doel 1 et 2.

(2) Les réacteurs Tihange 2 et Doel 3 ont été arrêtés deux fois pour un total de plus de deux ans entre 2012 et 2015 lorsque des milliers de fissures dans les cuves y ont été détectées. Il est impossible de réparer ces défauts ou de remplacer la cuve. La cuve d’un réacteur est un composant essentiel pour lequel aucun défaut ne peut être toléré car une rupture de cette cuve serait un événement qui mettrait le réacteur hors de portée de tout contrôle et conduirait inévitablement à la fusion du cœur et à la catastrophe absolue, type Tchernobyl ou Fukushima.

Cette tolérance zéro défaut pour la cuve d’un réacteur est bien ce qui est préconisé dans tous les cahiers des charges de construction d’une centrale nucléaire. Si un nouveau réacteur devait être réceptionné avec une cuve présentant les fissures mises en évidence à Tihange ou à Doel, il serait immanquablement rejeté, dans n’importe quel pays au monde…

Un enseignement intéressant des mises à l’arrêt de réacteurs en 2014 et 2015 : pendant 16 mois, la Belgique s’est passée de 3 de ses 7 réacteurs sans aucun impact sur l’approvisionnement électrique…